MEDIA VITA

 

Texte, mise en scène et interprétation : Cécile Falcon

Collaboration artistique à la mise en scène : Asja Nadjar

Collaboration artistique à l’écriture : Geoffrey Rouge-Carrassat

Scénographie : Cécile Falcon et Marica Quartuccia

Graphisme : Pauline Martin

Lumières, construction et régie générale : Thomas Ganz

Administration de production : Flora Fontvieille

 

Production :  Compagnie Se non è vero et Acte de parole.

Coproduction : Recherche d’autres partenaires.

Ce spectacle a reçu le soutien du Conseil départemental de la Haute-Loire et de la Ville du Chambon-sur-Lignon.

12 mars 2022, 16h, Festival des Mots, La Roche-sur-Yon.

Une femme est dans la cour de sa maison. Au milieu de cette cour, il y a un arbre. Elle le regarde. 

Parfois, cette femme est dans sa chambre. Depuis sa fenêtre, c’est encore l’arbre qu’elle regarde. Tour à tour enchanteurs ou effrayants, les rapports que cette femme entretient avec l’arbre évoquent ceux que chacun entretient avec la vie, avec la mort.

 

Par moments, on retrouve la femme à l’étranger : Dubaï, Shanghai, Hong-Kong, Singapour, Ouidah (Bénin), Moscou, mais aussi Lyon, Laval ou Amsterdam. Elle continue de regarder.

Alternant les moments de contemplation émerveillée et ceux de contemplation inquiète, elle nous décrit simplement ce qu’elle voit. 

 

D’elle, on ne sait rien ; c’est le monde qui se découvre : un monde de plus en plus factice, commercialisé, un monde aseptisé, dominé par les technologies de reconnaissance faciale, un monde où les forêts disparaissent, où la nuit n’existe plus.

 

Comment conserver cet espace d’intimité, où personne ne nous voit, où personne ne nous entend ? Comment être au milieu de la vie (Media Vita), c’est-à-dire en son cœur, quand toutes les activités humaines semblent nous priver de toute possibilité de vie intérieure ? Comment entendre encore le silence quand le monde bavarde ? Comment trouver la sérénité alors que notre condition humaine nous voue à la finitude et qu’elle est traversée par des tragédies politiques, par les soubresauts de l’Histoire ? 

 

Autant de thèmes abordés poétiquement lors de ce seul en scène joué et dansé, qui retrace une odyssée intérieure contemporaine.